Le Kochersberg

Aujourd’hui, je pars à la découverte d’un territoire particulier : le Kochersberg, le "beau jardin". À Truchtersheim j'en profite pour découvrir les houblonnières, produisant un houblon si précieux à l’aromatisation de la bière mais aussi pour ses vertus médicinales utilisées dans l’industrie pharmaceutique. Je rencontre en suite Audrey Nonnenmacher et son père Jean-Jacques, producteurs d'asperges.
Le Kochersberg

Découvrir le Kochersberg

Programme complet

La rencontre

Rencontre avec Audrey Nonnenmacher, productrice d’asperge à Woellenheim, pour en apprendre plus sur la production de ce légume très apprécié en Alsace.

L'étape

🚲 41.7 km ↗️ 380 m

Aujourd’hui, je pars à la découverte d’un territoire particulier : le Kochersberg ! Cette région de l’Alsace est aussi appelée le beau Jardin, et pour cause, on y trouve l’une des terres les plus fertiles d’Europe. La légende raconte que Louis XIV, descendant de Saverne vers Strasbourg, se serait écrié « quel beau jardin !», ce qui évidemment serait resté dans les mémoires.

Dès les premiers tours de roue, je ne peux que méditer cette description avantageuse. Les vallons du Kochersberg sont travaillés avec soin, colorés par de multiples cultures aux couleurs chantantes.

J’arrive à Truchtersheim, principale commune du Kochersberg : à l’image de toutes les communes traversées, les maisons et les fermes traditionnelles colorées sont légion et donnent ce charme propre à l’Alsace. Juste après, je traverse d’étranges forêts plantées de poutres et de câbles tendus sur lesquels grimpent d’épaisses lianes. Il s’agit en fait de houblon, si précieux à l’aromatisation de la bière mais aussi pour ses vertus médicinales utilisées dans l’industrie pharmaceutique. Ce houblon est l’or vert de la région, d’autant que 96 % du houblon produit en France est cultivé en Alsace.

Ces paysages du Kochersberg sont vraiment particulier et sans comparables : la nature et les cultures additionnées sont des compositions de couleurs et de formes qui leur donnent une élégance toute particulière.

La Rencontre

À mon arrivée Audrey Nonnenmacher est sur tous les fronts. Elle échange avec son frère, lui-même très occupé à gérer l’organisation de la production de légumes. La grêle que j’ai essuyé à vélo vient non seulement de mettre à mal les salades, mais aussi les rhubarbes dont les feuilles ont été trouées par le déluge de glace. Pour sauver une partie de la récolte, les jours et les heures sont comptés.

Audrey m’entraîne visiter les ateliers de transformation de la ferme : les asperges trop fines ou trop petites finissent en conserve, les asperges plus conséquentes, elles, sont rassemblées en botte d’un kilo. Quelques soit leurs destinées, ces asperges sont vendues en direct, à la ferme.

Audrey et son frère travaillent avec Jean-Jacques le papa et avec la maman. Eux-mêmes avaient repris la ferme de leurs parents pour la faire évoluer. La petite boutique de vente directe est devenue un magasin où sont vendus les produits de la ferme mais aussi des produits issus des environs.

J’adore les asperges, et pourtant je ne sais pas comment elles sont cultivées. Jean-Jacques, le papa, m’entraîne dans l’aspèrgeraie. Déjà, pour faire de l’asperge, il faut constituer des buttes de terres dans lesquelles sont plantées des griffes d’asperges. Seulement après 3 ans, ces griffes d’asperges délivrent des asperges qui poussent parfois très rapidement, jusqu’à 20 centimètres en une nuit !

Ensuite, avec une gouge qu’on enfonce dans la terre, on vient couper l’asperge à son pied. Jean-Jacques est passionné et même s’il aurait pu prendre sa retraite, il veut être au champ voir sortir ces asperges.
Si tôt récolté, le légume est préparé sur place et disposé dans le magasin de la ferme, pour en faire le bonheur des habitants de la région venant d’une trentaine de kilomètres à la ronde. Audrey croit au local et au circuit court : sans aucun intermédiaire, elle vend ses produits directement à la ferme, et ca change tout.

Je suis heureux d’en avoir appris d’avantage et c’est tout le but de 100 km autour de Strasbourg : recréer le lien entre ce qu’on consomme et savoir ce qu’il y a derrière, voir comment ces produits sont cultivées. L’asperge est le parfait d’exemple, j’ai mangé des asperges toute ma vie sans avoir notion du savoir-faire et du temps nécessaire pour les cultiver !

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